Je t’aime mon frère, qui que tu sois, je t’aime en prière dans ta mosquée ou en dévotion dans ton
église ou en vénération dans ton temple, car toi et moi sommes les enfants d’une même religion :l’ESPRIT et les divers sentiers religieux représentent les différents doigts de l’unique main
aimante de l’ETRE SUPREME et cette main se tend vers nous avec ardeur pour nous guider vers la plénitude de l’Ame
KHALIL GIBRAN
Par petitpapillon sur son nuage
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Les papillons bleus de septembre
Battent des ailes doucement
Sur les feuilles aux reflets d'ambre
Tels des bijoux d'azur vivant.
O papillons bleus de mes songes
Surgissez-vous de mon Passé
Pour effacer tous les mensonges,
Pour apaiser l'Amour blessé?
***
Des jours d'antan pleins d'allégresse
Etes-vous les frais souvenirs?
Exaucerez-vous les promesses
Que d'autres n'ont pas pu tenir ?
***
Lorsque les illusions s'envolent
Papillons bleus de mes secrets
Emportez dans la ronde folle
Du vent d'automne mes regrets...
Jeannine Cotin
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Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage,
Laisse à mes doigts brisés ton anneau d'esclavage !
Tu n'as que trop pleuré ton élément, l'amour ;
Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour !
Que tu montes la nue, ou que tu rases l'onde,
Souviens-toi de l'esclave en traversant le monde :
L'esclave t'affranchit pour te rendre à l'amour ;
Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour !
Va retrouver dans l'air la volupté de vivre !
Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre !
Ruisselant de soleil et plongé dans l'amour,
Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour !
Moi, je garde l'anneau ; je suis l'oiseau sans ailes.
Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles.
Va ! Je les sentirai frissonner dans l'amour !
Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour !
Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ;
En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines.
Va plus haut que la mort, emporté dans l'amour ;
Sois clément comme lui... sauve-toi sans retour !
Marceline DESBORDES-VALMORE
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Tu dis souvent " J'aimerais donner, mais seulement à qui le mérite. "
Ce n'est pas le langage que tiennent les arbres de ton verger, ni les troupeaux de tes prés. Ils donnent pour vivre, car retenir c'est périr. Car qui mérite de recevoir ses jours et ses nuits
mérite de recevoir tout ce qui t'appartient. Et y a-t-il plus grand mérite que celui qui réside dans le courage et la confiance, disons même la charité, du recevoir?
Et qui es-tu que les hommes doivent ouvrir leurs cœurs, ravaler leur fierté pour te permettre de voir leur valeur à nu, une fierté qui ne s'effaroucherait pas? Veille d’abord à mériter de donner,
à être l'instrument du don.
Car en vérité, c'est la vie qui donne à la vie tandis que toi qui crois donner n'est que témoin.
Et vous autres qui recevez - et vous recevez tous - ne faites pas de la gratitude un fardeau, de peur de charger un joug et sur vous et sur le donneur. Dressez-vous plutôt avec lui sur ses dons
comme sur des ailes ; car trop vous rappeler votre dette, c'est douter de la générosité de l'être dont la mère est terre qui ne marchande pas sa chaleur, et dont le Père s'appelle
Dieu.
Khalil Gibran
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